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Le Parfum Féminin : Pudeur Protectrice ou Stigmatisation Sociale ?

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Position théologique

L'interdiction du parfum féminin perceptible dans l'espace public repose sur plusieurs traditions prophétiques répertoriées dans les recueils canoniques. Dans le Sunan al-Nasāʾī (n° 5126), d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī, le Prophète déclare : « Toute femme qui se parfume puis passe près d'un groupe de personnes afin qu'ils perçoivent son odeur est une fornicatrice (zāniya) ». Ce rapport est également consigné dans le Jāmiʿ al-Tirmidhī (n° 2786) et le Sunan Abī Dāwūd (n° 4173). Certaines recensions, notamment al-Nasāʾī 5126 et Abū Dāwūd 4173, expriment explicitement la finalité que les personnes perçoivent l'odeur. Cette formulation accorde une importance textuelle à la démarche décrite, mais sa portée juridique exacte — intention subjective nécessaire, parfum simplement perceptible ou risque de fitna — dépend de l'interprétation des juristes. Dans Tuḥfat al-Aḥwadhī, le muhaddith al-Mubārakfūrī interprète la qualification de zāniya comme une mise en garde morale liée au désir et au zinā des yeux. Cette restriction peut être rapprochée, à titre d’interprétation éditoriale, d’un raisonnement préventif ; le dossier actuel ne permet pas d’attribuer uniformément ce fondement aux écoles juridiques.

Référence(s) et citation(s)
Sunan al-Nasāʾī 5126Vérifiée

Kitāb al-Zīnah, Hadith 5126

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte le texte de la tradition prophétique d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī avec la clause d'intention explicite li-yajidū min rīḥihā (afin qu'ils perçoivent son odeur), graduée Ḥasan selon l'édition moderne.

Jāmiʿ al-Tirmidhī 2786Vérifiée

Abwāb al-Adab, Hadith 2786

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte la tradition d'Abū Mūsā al-Ashʿarī associant la femme parfumée passant devant une assemblée à la notion de zinā des yeux. Tirmidhī évalue ce rapport Ḥasan Ṣaḥīḥ.

Sunan Abī Dāwūd 4173Vérifiée

Kitāb al-Tarajjul, Hadith 4173

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Vérifie la transmission d'Abū Mūsā al-Ashʿarī comportant la clause finale li-yajidū rīḥahā (afin qu'ils perçoivent son odeur). La narration utilise un langage de haute sévérité à l'égard de la démarche décrite.

Tuḥfat al-Aḥwadhī (al-Mubārakfūrī) — commentaire Tirmidhī 2786Vérifiée

Kitāb al-Adab, Bāb mā jāʾa fī karāhiyat khurūj al-marʾah mutaʿaṭṭirah, Hadith 2786

Édition : Dār al-Kutub al-ʿIlmiyyah / Islamweb (Content ID 5355)

Soutient l'argument :Al-Mubārakfūrī interprète la qualification de zāniya comme une mise en garde morale liée au désir et au zinā des yeux : le parfum de la femme peut provoquer un regard concupiscent, la rendant cause indirecte du zinā des yeux et donc moralement blâmable.

Position théologique

Il convient de ne pas déformer la portée des textes jurisprudentiels. La tradition musulmane ne postule aucun déterminisme biologique aveugle qui déresponsabiliserait l'homme. Au contraire, le Coran ordonne d'abord aux hommes de baisser leur regard et de préserver leur chasteté (Sourate 24, versets 30-31). La législation sur le parfum féminin constitue le second volet d'une éthique de réciprocité et de précaution. De plus, les hadiths doivent être distingués selon leurs contextes d'énonciation. Plusieurs récits canoniques dans le Ṣaḥīḥ Muslim (n° 443a, 443b, 444) traitent spécifiquement de la présence des femmes à la mosquée, en particulier pour la prière de la nuit (ʿishāʾ). Le Prophète a demandé aux femmes se rendant au lieu de culte de ne pas utiliser d'encens ni de parfum lourd afin de préserver le recueillement de l'assemblée spirituelle. Certains commentateurs ont analysé cette restriction comme pouvant s'étendre aux espaces de rassemblement mixte ; il ne s'agit pas d'accuser chaque femme de fornication, mais de poser des repères de retenue collective.

Référence(s) et citation(s)
Ṣaḥīḥ Muslim 443aVérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Hadith 443a

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte l'instruction prophétique interdisant l'usage du parfum pour les femmes se rendant à la mosquée.

Ṣaḥīḥ Muslim 444Vérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Hadith 444

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Mentionne la consigne spécifique concernant la prière de la nuit (ʿishāʾ) et l'usage de la vapeur d'encens (bakhūr).

Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit l'obligation bilatérale du contrôle du regard et de la chasteté pour les croyants et les croyantes.

Position théologique

L'asymétrie alléguée doit être examinée à la lumière des textes directeurs sur les types de parfums. Dans le Jāmiʿ al-Tirmidhī (n° 2787), d'après Abū Hurayrah, le Prophète a énoncé une distinction méthodique : « Le parfum des hommes est celui dont l'odeur est apparente et la couleur cachée ; le parfum des femmes est celui dont la couleur est apparente et l'odeur cachée ». Certaines opinions jurisprudentielles contemporaines distinguent les produits destinés uniquement à supprimer une mauvaise odeur, lorsqu'ils ne laissent aucune fragrance agréable perceptible, des parfums projetés diffusant un sillage. Cette distinction ne constitue pas, dans le dossier actuel, un consensus classique vérifié. Il convient de noter que la chaîne de transmission du hadith 2787 comporte un transmetteur non nommé, ce qui empêche de le traiter comme automatiquement établi sans analyse hadithique complémentaire.

Référence(s) et citation(s)
Jāmiʿ al-Tirmidhī 2787Non résolue

Abwāb al-Adab, Hadith 2787

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Énonce la règle de distinction entre parfum masculin (odeur apparente, couleur cachée) et féminin (couleur apparente, odeur cachée) d'après Abū Hurayrah.

Position théologique

La tradition juridique musulmane n'est pas monolithique et intègre les distinctions d'intensité et d'intention. Les sources juridiques inspectées montrent une gradation entre désapprobation et interdiction selon le contexte de la mosquée, la perceptibilité du parfum, la présence d'hommes non-maḥram et le risque de fitna. Le dossier actuel ne permet pas d'établir une typologie exhaustive et uniforme des quatre écoles. Dans son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim (كتاب الصلاة, باب خروج النساء إلى المساجد إذا لم يترتب عليه فتنة وأنها لا تخرج مطيبة), al-Nawawī examine spécifiquement les conditions entourant la présence des femmes à la mosquée lorsqu'elles sont parfumées, en soulignant le risque de fitna lié à la présence d'hommes non-maḥram.

Référence(s) et citation(s)
Al-Nawawī — Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim (Bāb khurūj al-nisāʾ)Vérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Bāb khurūj al-nisāʾ ilā al-masājid idhā lam yatarattab ʿalayhi fitnah wa-annahā lā takhruj muṭayyibah, Vol. 4

Édition : Dār Iḥyāʾ al-Turāth al-ʿArabī / Islamweb (Content ID 1192)

Soutient l'argument :Examine les conditions d'interdiction et de désapprobation concernant les femmes se rendant à la mosquée lorsqu'elles portent du parfum, en raison du risque de fitna et de l'interaction avec des hommes non-maḥram.

Position théologique

Assimiler la norme éthique islamique au concept de « victim-blaming » constitue un anachronisme conceptuel. Dans la pensée morale musulmane, la règle de pudeur olfactive s'insère dans une vision où chaque individu, homme et femme, contribue à maintenir une atmosphère d'humilité et de sérénité dans la cité. Tout comme l'homme doit maîtriser son regard et s'habiller modestement, la femme est invitée à la retenue olfactive. C'est une éthique de coopération communautaire et non une imputation de culpabilité.

Référence(s) et citation(s)
Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit le principe d'une pudeur partagée entre hommes et femmes dans l'espace public.

Position théologique

L'Islam ne condamne pas le parfum ni le plaisir des sens. Au contraire, le Prophète aimait le parfum (ṭīb). Al-Nasāʾī 3939 témoigne d'une appréciation positive du parfum dans le discours prophétique général. Ce hadith ne précise toutefois pas à lui seul les contextes privés ou publics de son utilisation. Cette distinction entre sphère privée et espace public relève de l'interprétation des juristes.

Référence(s) et citation(s)
Sunan al-Nasāʾī 3939Vérifiée

Kitāb ʿIshrat al-Nisāʾ, Hadith 3939

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte l'amour du Prophète pour le parfum (ḥubbiba ilayya min al-dunyā al-nisāʾ wa-al-ṭīb), illustrant une appréciation positive du parfum dans le discours prophétique général.

Position théologique

La validité d'une norme spirituelle ne se mesure pas à son adéquation avec les usages professionnels séculiers d'une époque donnée. Pour le croyant, la loi divine offre une boussole atemporelle qui protège l'esprit du matérialisme et de la marchandisation des corps. Les règles de pudeur olfactive et visuelle rappellent que l'espace public est un lieu de passage neutre destiné au travail et au culte, et non à l'exhibition des attraits personnels. Respecter ces limites est un acte d'adoration et de discipline personnelle volontaire.

Référence(s) et citation(s)
Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit l'obligation de pudeur et de retenue dans l'espace public.

Position théologique

L'emploi d'expressions fermes dans la Sunna répond à une méthode pédagogique visant à susciter une prise de conscience morale immédiate. Lorsque les textes qualifient la diffusion d'un parfum attirant de cause du zinā des yeux, ils n'assimilent pas le croyant ou la croyante à un criminel de droit commun. Ils rappellent la gravité des petites transgressions qui, accumulées, altèrent le tissu moral d'une communauté. La retenue est une vertu qui élève l'être humain au-dessus des simples désirs éphémères.

Référence(s) et citation(s)
Tuḥfat al-Aḥwadhī (al-Mubārakfūrī) — commentaire Tirmidhī 2786Vérifiée

Kitāb al-Adab, Bāb mā jāʾa fī karāhiyat khurūj al-marʾah mutaʿaṭṭirah, Hadith 2786

Édition : Dār al-Kutub al-ʿIlmiyyah / Islamweb (Content ID 5355)

Soutient l'argument :Explique que la qualification sévère vise à éveiller la conscience morale sur le rôle du parfum dans le déclenchement du zinā des yeux.

Synthèse critique

Analyse textuelle et hadithique : L'examen des sources scripturaires confirme la présence de traditions prophétiques restrictives concernant l'usage du parfum féminin perceptible en public. Certaines recensions, notamment al-Nasāʾī 5126 et Abū Dāwūd 4173, expriment explicitement la finalité que les personnes perçoivent l'odeur (li-yajidū min rīḥihā / li-yajidū rīḥahā). Cette formulation accorde une importance textuelle à la démarche décrite, mais sa portée juridique exacte — intention subjective nécessaire, parfum simplement perceptible ou risque de fitna — dépend de l'interprétation des juristes. La recension de Tirmidhī 2786, évaluée Ḥasan Ṣaḥīḥ par le collecteur, ne contient pas textuellement cette clause d'intention dans la même formulation. Le hadith de Tirmidhī 2787 sur la distinction des couleurs et odeurs comporte un transmetteur non nommé (rajul), ce qui empêche de traiter cette route comme automatiquement vérifiée sans analyse hadithique complémentaire. Les récits du Ṣaḥīḥ Muslim (443a, 444) sont contextualisés autour de l'assistance à la mosquée et de la prière nocturne. Analyse juridique et exégétique : Al-Mubārakfūrī, dans Tuḥfat al-Aḥwadhī, interprète la qualification de zāniya comme une mise en garde morale liée au désir et au zinā des yeux : la femme parfumée peut provoquer un regard concupiscent et devient ainsi cause indirecte du zinā des yeux. Ce commentaire ne constitue pas un traité de droit pénal et ne se prononce pas directement sur les critères de la peine ḥadd. Dans son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim (كتاب الصلاة, باب خروج النساء إلى المساجد إذا لم يترتب عليه فتنة وأنها لا تخرج مطيبة), al-Nawawī précise les conditions d'interdiction et de désapprobation concernant les femmes se rendant à la mosquée lorsqu'elles portent du parfum, en raison du risque de fitna. Cette restriction peut être rapprochée, à titre d’interprétation éditoriale, d’un raisonnement préventif ; le dossier actuel ne permet pas d’attribuer uniformément ce fondement aux écoles juridiques. Certaines opinions jurisprudentielles contemporaines distinguent les produits destinés uniquement à supprimer une mauvaise odeur, lorsqu'ils ne laissent aucune fragrance agréable perceptible, des parfums projetés diffusant un sillage ; cette distinction ne constitue pas, dans le dossier actuel, un consensus classique vérifié. Analyse historique et sociale : Ces hadiths et commentaires témoignent de normes religieuses de sobriété sensorielle et de régulation des interactions dans certains contextes pré-modernes. L'application contemporaine de ces normes suscite des tensions sociologiques entre la fidélité à un modèle préventif d'humilité communautaire et l'intégration des femmes dans les espaces professionnels et urbains modernes. Analyse psychologique et scientifique : Les données en chimioréception humaine (Wyatt, 2015) démontrent l'absence de preuves d'un effet phéromonal rigoureux fondé sur des bioessais reproductibles pour les molécules stéroïdiennes fréquemment proposées. Les études sur les odeurs corporelles et le désir (Li et al., 2022 ; da Silva et al., 2025) indiquent que les odeurs corporelles et l'importance subjective accordée à l'olfaction peuvent être associées à l'attraction ou au désir dans des populations et des contextes particuliers, sans établir de mécanisme causal déterministe entre parfum commercial et comportement sexuel dans la population générale. Une fragrance n'annule ni le libre arbitre ni la responsabilité morale de l'observateur. Analyse éthique et méthodologique : L'évaluation éthique met en opposition deux paradigmes cohérents dans leurs prémisses respectives : d'une part, une éthique religieuse théocentrique axée sur la précaution collective et l'économie du désir ; d'autre part, une éthique séculière axée sur la liberté individuelle, l’égalité en dignité et la liberté de conscience garanties par la DUDH, ainsi que sur l’autonomie corporelle défendue dans certains cadres philosophiques contemporains et la responsabilisation de l’auteur des actes. La stigmatisation morale ne saurait remplacer la responsabilisation individuelle du regard et du comportement. Synthèse critique : En conclusion, le dossier établit que l'interdiction du parfum féminin en Islam est une règle jurisprudentielle s'appuyant sur des hadiths transmis avec des degrés de solidité variables et des interprétations graduées. Si la tradition théologique y voit un dispositif préventif d'humilité, l'analyse scientifique et morale contemporaine confirme que le parfum ne possède aucune fatalité biologique déterministe et que la responsabilité éthique demeure entière chez chaque individu.

Méthodologie & Références

Sources et méthode

Notice de rigueur académique :

La mention d'une référence textuelle ou bibliographique dans cette section documente les sources précises invoquées au cours du débat par les intervenants. La mise à disposition de ces références vise à garantir la vérifiabilité des propos ; elle ne constitue en aucun cas une confirmation dogmatique ni une validation absolue de la thèse défendue.

Invoquée par : Position théologique
Sunan al-Nasāʾī 5126Vérifiée

Kitāb al-Zīnah, Hadith 5126

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte le texte de la tradition prophétique d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī avec la clause d'intention explicite li-yajidū min rīḥihā (afin qu'ils perçoivent son odeur), graduée Ḥasan selon l'édition moderne.

Invoquée par : Position théologique
Jāmiʿ al-Tirmidhī 2786Vérifiée

Abwāb al-Adab, Hadith 2786

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte la tradition d'Abū Mūsā al-Ashʿarī associant la femme parfumée passant devant une assemblée à la notion de zinā des yeux. Tirmidhī évalue ce rapport Ḥasan Ṣaḥīḥ.

Invoquée par : Position théologique
Sunan Abī Dāwūd 4173Vérifiée

Kitāb al-Tarajjul, Hadith 4173

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Vérifie la transmission d'Abū Mūsā al-Ashʿarī comportant la clause finale li-yajidū rīḥahā (afin qu'ils perçoivent son odeur). La narration utilise un langage de haute sévérité à l'égard de la démarche décrite.

Invoquée par : Position théologique
Tuḥfat al-Aḥwadhī (al-Mubārakfūrī) — commentaire Tirmidhī 2786Vérifiée

Kitāb al-Adab, Bāb mā jāʾa fī karāhiyat khurūj al-marʾah mutaʿaṭṭirah, Hadith 2786

Édition : Dār al-Kutub al-ʿIlmiyyah / Islamweb (Content ID 5355)

Soutient l'argument :Al-Mubārakfūrī interprète la qualification de zāniya comme une mise en garde morale liée au désir et au zinā des yeux : le parfum de la femme peut provoquer un regard concupiscent, la rendant cause indirecte du zinā des yeux et donc moralement blâmable.

Invoquée par : Scientifique
Wyatt (2015) - Human Pheromones ReviewVérifiée

DOI: 10.1098/rspb.2014.2994 / PMID: 25740891

Édition : Vol. 282, Issue 1804

Soutient l'argument :Démontre que les preuves d'un effet pheromanal rigoureux chez l'humain n'ont pas été établies par bioessais reproductibles pour quatre molécules stéroïdiennes fréquemment proposées comme phéromones humaines.

Invoquée par : Scientifique
Li et al. (2022) - Olfaction et désir sexuelPartiellement vérifiée

DOI: 10.1007/s10508-022-02398-1

Édition : Vol. 51, pp. 3451–3462

Soutient l'argument :Montre une corrélation entre l'importance subjective accordée à l'olfaction, le reniflage d'odeurs corporelles et le désir sexuel auto-rapporté.

Invoquée par : Position théologique
Ṣaḥīḥ Muslim 443aVérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Hadith 443a

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte l'instruction prophétique interdisant l'usage du parfum pour les femmes se rendant à la mosquée.

Invoquée par : Position théologique
Ṣaḥīḥ Muslim 444Vérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Hadith 444

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Mentionne la consigne spécifique concernant la prière de la nuit (ʿishāʾ) et l'usage de la vapeur d'encens (bakhūr).

Invoquée par : Position théologique
Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit l'obligation bilatérale du contrôle du regard et de la chasteté pour les croyants et les croyantes.

Invoquée par : Scientifique
Ṣaḥīḥ al-Bukhārī 880Vérifiée

Kitāb al-Jumuʿah, Hadith 880

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Recommande aux hommes l'usage du parfum et du siwāk lors du rassemblement du vendredi.

Invoquée par : Scientifique
da Silva et al. (2025) - Body Odors & Sexuality ReviewPartiellement vérifiée

DOI: 10.1007/s10508-024-03022-0

Édition : Vol. 54, pp. 65–73, 2025 (publication en ligne 2024)

Soutient l'argument :Revue de sept études (345 participants) portant sur les indications olfactives liées au sexe et à l'orientation sexuelle chez des hommes et des femmes homosexuels cisgenres avec groupes de comparaison hétérosexuels.

Invoquée par : Position théologique
Jāmiʿ al-Tirmidhī 2787Non résolue

Abwāb al-Adab, Hadith 2787

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Énonce la règle de distinction entre parfum masculin (odeur apparente, couleur cachée) et féminin (couleur apparente, odeur cachée) d'après Abū Hurayrah.

Invoquée par : Scientifique
Tirmidhī 2787 — transmetteur non nomméVérifiée

Abwāb al-Adab, Hadith 2787

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :La chaîne visible contient un transmetteur non nommé entre Abū Naḍrah et Abū Hurayrah.

Invoquée par : Position théologique
Al-Nawawī — Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim (Bāb khurūj al-nisāʾ)Vérifiée

Kitāb al-Ṣalāh, Bāb khurūj al-nisāʾ ilā al-masājid idhā lam yatarattab ʿalayhi fitnah wa-annahā lā takhruj muṭayyibah, Vol. 4

Édition : Dār Iḥyāʾ al-Turāth al-ʿArabī / Islamweb (Content ID 1192)

Soutient l'argument :Examine les conditions d'interdiction et de désapprobation concernant les femmes se rendant à la mosquée lorsqu'elles portent du parfum, en raison du risque de fitna et de l'interaction avec des hommes non-maḥram.

Invoquée par : Scientifique
Felson (2002) - Crime and Everyday LifePartiellement vérifiée

Chapter 3: Opportunity and Routine Activities

Édition : SAGE Publications

Soutient l'argument :Analyse les actes criminels selon l'approche des activités routinières, en étudiant les situations, les opportunités et les décisions des auteurs.

Invoquée par : Position théologique
Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit le principe d'une pudeur partagée entre hommes et femmes dans l'espace public.

Invoquée par : Scientifique
DUDH (1948) - Articles 1 & 18Vérifiée

Articles 1 (Dignité et Égalité) et 18 (Liberté de pensée et conscience)

Édition : Assemblée Générale de l'ONU

Soutient l'argument :Établit l’égalité en dignité et en droits ainsi que la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Invoquée par : Position théologique
Sunan al-Nasāʾī 3939Vérifiée

Kitāb ʿIshrat al-Nisāʾ, Hadith 3939

Édition : Darussalam / Sunnah.com

Soutient l'argument :Rapporte l'amour du Prophète pour le parfum (ḥubbiba ilayya min al-dunyā al-nisāʾ wa-al-ṭīb), illustrant une appréciation positive du parfum dans le discours prophétique général.

Invoquée par : Scientifique
Bourdieu (1998) - La Domination masculinePartiellement vérifiée

Chapitre 2 : L'incorporation des structures sociales

Édition : Éditions du Seuil

Soutient l'argument :Analyse sociologique des mécanismes de contrôle des corps et de la répartition spatiale du masculin et du féminin.

Invoquée par : Position théologique
Coran 24:30-31Vérifiée

Sourate al-Nūr (24), versets 30-31

Édition : Édition Complexe / Quran.com

Soutient l'argument :Établit l'obligation de pudeur et de retenue dans l'espace public.

Invoquée par : Scientifique
Nussbaum (1999) - Sex and Social JusticePartiellement vérifiée

Chapter 1: Human Capabilities and Social Justice

Édition : Oxford University Press

Soutient l'argument :Défend l'approche des capacités et l'autonomie morale du corps contre les impositions paternalistes.

Invoquée par : Position théologique
Tuḥfat al-Aḥwadhī (al-Mubārakfūrī) — commentaire Tirmidhī 2786Vérifiée

Kitāb al-Adab, Bāb mā jāʾa fī karāhiyat khurūj al-marʾah mutaʿaṭṭirah, Hadith 2786

Édition : Dār al-Kutub al-ʿIlmiyyah / Islamweb (Content ID 5355)

Soutient l'argument :Explique que la qualification sévère vise à éveiller la conscience morale sur le rôle du parfum dans le déclenchement du zinā des yeux.

Invoquée par : Scientifique
Habermas (2005) - Entre naturalisme et religionPartiellement vérifiée

Chapitre 4 : La religion dans l'espace public

Édition : Éditions Gallimard

Soutient l'argument :Analyse les conditions du dialogue délibératif entre arguments religieux et arguments séculiers dans une société pluraliste.