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Un Coran en Arabe Pur ? Philologie et Emprunts Étrangers

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Analyse historico-critique

Le Coran qualifie son discours de « langue arabe claire » (lisān ʿarabiyy mubīn) en 16:103 et 26:195. Le verset 12:2 utilise une formulation distincte, qurʾānan ʿarabiyyan, et présente le texte comme un récité arabe destiné à être compris. Cependant, la philologie historique et la linguistique comparée des langues sémitiques montrent que le vocabulaire n'a pas évolué dans un isolement étymologique absolu. Comme l'a documenté Arthur Jeffery dans The Foreign Vocabulary of the Qur'an (1938) et Michael Carter dans son étude de 2017, de nombreux termes véhiculent des histoires lexicales liées aux cultures environnantes. Des vocables comme firdaws (Paradis, relié à l'avestique via le grec et le syriaque), injīl (Évangile, issu du grec euangelion), ṣirāṭ (voie/chemin, emprunté au latin strata via le grec ou le syriaque) ou zakāt (aumône, apparenté au judéo-araméen zākūṯā) illustrent la circulation des mots dans l'Antiquité tardive. L'enjeu scientifique est d'analyser comment ces filiations linguistiques s'articulent avec l'affirmation coranique d'une langue claire.

Référence(s) et citation(s)

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Établit l'opposition argumentative entre la langue non-arabe (ʿajamiyy) de l'informateur prétendu et le récité en langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn).

Coran 26:195Vérifiée

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Contient l'expression bi-lisānin ʿarabiyyin mubīnin, décrivant le récité comme formulé dans une langue arabe claire.

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Affirme la révélation sous forme de récité arabe (qurʾānan ʿarabiyyan) pour permettre l'intellection (laʿallakum taʿqilūn).

Arthur Jeffery (Notice firdaws)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse firdaws comme un emprunt iranien (avestique pairi-daēza) entré en arabe via le syriaque ou le grec.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Position théologique

L'existence de mots ayant des racines ou des trajectoires historiques extérieures à la péninsule n'a pas été occultée par la tradition exégétique classique. Bien que l'Imam al-Shāfiʿī, dans son al-Risāla, ait défendu la pleine suffisance de la langue arabe, de grands mufassirūn ont abordé cette question sous différents angles. Al-Ṭabarī rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues, sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère. Par ailleurs, l'Imam Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī, dans al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān, rassemble de multiples opinions sur la naturalisation des termes intégrés par les Arabes avant la Révélation. Le verset 4 de la sourate 14 rappelle que tout messager est envoyé « dans la langue de son peuple » (bi-lisāni qawmihi). Un mot naturalisé et compris par les Qurayshites faisait synchroniquement partie intégrante de la langue arabe au moment de la Révélation.

Référence(s) et citation(s)
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la règle prophétique générale de l'envoi de chaque messager dans la langue de son peuple (bi-lisāni qawmihi).

Analyse historico-critique

L'analyse historique distingue l'usage synchronique d'un terme et sa genèse diachronique. Des études comme celles de Gabriel Said Reynolds (The Qur'ān and Its Biblical Subtext) rappellent que des termes techniques comme injīl (du grec euangelion) ou ṣirāṭ (du latin strata via le grec et le syriaque) portent la mémoire d'inventions institutionnelles et matérielles de l'Antiquité méditerranéenne. Sur le plan théologique, les écoles de pensée musulmanes ont élaboré différentes réflexions sur la relation entre la Parole divine éternelle et son expression temporelle formulée et récitée en langue humaine. Les théologiens ashʿarites distinguent la Parole éternelle essentielle (kalām nafsī) de son expression temporelle récitée (ʿibāra), tandis que les muʿtazilites considèrent le texte récité comme créé dans le temps, ainsi que l'analysent al-Ghazālī (al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād), al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār (Sharḥ al-Uṣūl al-Khamsa) et l'étude de Harry Austryn Wolfson (The Philosophy of the Kalam).

Référence(s) et citation(s)
Gabriel Said Reynolds (Biblical Subtext)Partiellement vérifiée

Gabriel Said Reynolds — The Qur'ān and Its Biblical Subtext

Édition : Routledge, 2010

Soutient l'argument :Analyse le vocabulaire et les tournures coraniques au prisme du contexte culturel tardo-antique et des traditions monothéistes environnantes.

Arthur Jeffery (Notice injīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse injīl comme un emprunt au grec euangelion transmis par les milieux chrétiens syriaques ou éthiopiens.

Arthur Jeffery (Notice ṣirāṭ)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse ṣirāṭ comme un emprunt au latin strata via le grec et le syriaque.

al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār, Sharḥ al-Uṣūl al-KhamsaPartiellement vérifiée

al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār — Sharḥ al-Uṣūl al-Khamsa

Édition : Édition Maktabat Wahba

Soutient l'argument :Développe la position muʿtazilite selon laquelle la Parole divine est créée dans le temps sous forme de sons et de lettres articulés.

Harry Austryn Wolfson (Philosophy of the Kalam)Partiellement vérifiée

Harry Austryn Wolfson — The Philosophy of the Kalam

Édition : Harvard University Press, 1976 (ISBN: 9780674665804, 779 p.)

Soutient l'argument :Examine l'histoire des doctrines du Kalām et les controverses relatives à la parole divine créée ou incréée dans la théologie musulmane médiévale.

Position théologique

Les écoles théologiques musulmanes ont développé différentes compréhensions de la relation entre la Parole divine éternelle et son expression temporelle en langue arabe. Ces distinctions empêchent l'existence d'un vocabulaire historiquement situé de fonctionner comme une réfutation simpliste des doctrines de la Révélation. L'Imam al-Qurṭubī, dans son Tafsīr, explique que la qualification du Coran comme « langue arabe claire » (lisān ʿarabiyy mubīn) concerne la structure grammaticale globale, le registre rhétorique et la composition du récité. Dans le cadre de la théologie ashʿarite exposée par al-Ghazālī, la Parole divine subsistante (kalām nafsī) est distinguée de la formulation linguistique (ʿibāra) en langue humaine. Par ailleurs, la linguistique sémitique comparée moderne (telle que présentée par Stefan Weninger) montre que de nombreuses ressemblances lexicales relèvent de la cognacité pan-sémitique. Enfin, les théologiens hanbalites comme Ibn Taymiyya (Majmūʿ al-Fatāwā) affirment que la Parole de Dieu est proférée selon Sa volonté.

Référence(s) et citation(s)
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Ibn Taymiyya, Majmūʿ al-FatāwāPartiellement vérifiée

Taqī al-Dīn Ibn Taymiyya — Majmūʿ al-Fatāwā

Édition : Édition Mujammaʿ al-Malik Fahd

Soutient l'argument :Défend la doctrine hanbalite traditionnelle selon laquelle la Parole de Dieu est prononcée par Sa volonté sans séparation entre le sens et les lettres.

Stefan Weninger (The Semitic Languages)Partiellement vérifiée

Stefan Weninger (éd.) — The Semitic Languages: An International Handbook

Édition : De Gruyter Mouton, 2011

Soutient l'argument :Présente les méthodes modernes de la linguistique sémitique comparée pour distinguer la cognacité pan-sémitique des emprunts d'inégalités chronologiques.

Analyse historico-critique

La distinction entre cognats sémitiques hérités et emprunts lexicaux directs est essentielle pour la rigueur philologique. Des termes comme mishkāt (niche à lampe, apparenté au guèze meskāt) ou sijjīl (argile cuite, relié au persan sang-i-gil via l'araméen) sont largement considérés par les linguistes comme des emprunts spécifiques. Concernant la compréhension du lexique par les contemporains, la tradition exégétique elle-même rapporte des hésitations sur le sens précis de certains vocables rares, telle l'anecdote attribuée à Ibn ʿAbbās déclarant n'avoir saisi la portée exacte du mot fāṭir (Créateur / Initiateur, S. 35:1) qu'en entendant deux Bédouins se disputer la propriété d'un puits. Ces récits illustrent la rareté de certains termes et la diversité du lexique coranique.

Référence(s) et citation(s)
Arthur Jeffery (Notice mishkāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse mishkāt comme un vocable apparenté à l'éthiopien (guèze meskāt).

Arthur Jeffery (Notice sijjīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse sijjīl comme un emprunt au persan sang-i-gil via l'araméen.

al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Position théologique

L'anecdote sur Ibn ʿAbbās et le mot fāṭir témoigne de la précision de la tradition exégétique. L'Imam al-Shāfiʿī rappelle dans al-Risāla que nul individu ne maîtrise la totalité du vocabulaire et des dialectes de la langue arabe dans leur immense étendue. Qu'un savant hésite sur une nuance rare n'invalide pas la clarté du discours global. Quant aux mots assimilés avant la Révélation, ils obéissent au principe d'intégration linguistique : dès lors qu'un terme est adopté par les Arabes, décliné selon les schèmes de la grammaire (taṣrīf), il devient synchroniquement un mot de la langue arabe par l'usage (istiʿmāl), comme le note al-Suyūṭī dans al-Itqān.

Référence(s) et citation(s)
al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Analyse historico-critique

Examinons deux termes centraux de la structure coranique : sūra (section/sourate) et furqān (critère/discernement). La philologie discute leurs trajectoires étymologiques. Pour sūra, les savants mettent en balance l'explication arabe classique dérivant le terme de sūr (rempart/rangée de pierres) ou de suʾr (reste/morceau) avec l'hypothèse d'un rapprochement avec le syriaque sūrṯā (écriture/texte de l'Écriture). Pour furqān, l'exégèse arabe le rattache à la racine f-r-q (séparer/discerner), tandis que plusieurs philologues (tels que Siegmund Fraenkel ou Arthur Jeffery) ont proposé un lien avec l'araméen purqānā (salut/délivrance). Ces hésitations démontrent que les filiations linguistiques comportent des incertitudes méthodologiques réelles et que les étymologies proposées demeurent, pour plusieurs d'entre elles, l'objet de débats académiques ouverts.

Référence(s) et citation(s)
Arthur Jeffery (Notice sūra)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute les hypothèses rattachant sūra au syriaque sūrṯā ou à l'arabe sūr.

Arthur Jeffery (Notice furqān)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute le rapport entre furqān, l'arabe f-r-q et l'araméen purqānā.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Position théologique

Ces incertitudes étymologiques confirment qu'on ne saurait substituer des conjectures modernes à l'analyse sémantique interne du texte. En ce qui concerne furqān, la racine arabe f-r-q exprime avec une parfaite élégance la fonction de séparation entre le vrai et le faux, et si une résonance existait avec des traditions sémitiques antérieures, cela s'accorderait avec le verset 196 de la sourate 26 : « Et ceci était déjà mentionné dans les Écrits des anciens » (zubur al-awwalīn). L'Imam Badr al-Dīn al-Zarkashī, dans al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān (Type 18), rapporte les discussions exégétiques sur la présence de termes non-arabes et montre comment les savants médiévaux analysaient ces convergences.

Référence(s) et citation(s)
al-Zarkashī, al-BurhānPartiellement vérifiée

Badr al-Dīn al-Zarkashī — al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Maʿrifa

Soutient l'argument :Rapporte le débat entre exégètes sur l'existence de termes d'origine non-arabe et recense les divergences de classification.

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Atteste que le message figurait déjà dans les écrits des anciens (zubur al-awwalīn).

Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Analyse historico-critique

Un autre domaine de débat concerne les termes obscurs ainsi que les hypothèses révisionnistes. Christoph Luxenberg (The Syro-Aramaic Reading of the Koran) a proposé de relire certains passages coraniques, ainsi que le vocable ḥūr, à travers l'araméen syriaque. Cependant, les comptes rendus critiques de spécialistes — tel l'examen détaillé réalisé par François de Blois dans le Journal of Qur'anic Studies (2003) — soulignent les faiblesses méthodologiques et le caractère conjectural de ces reconstructions. Luxenberg propose des relectures syro-araméennes très révisionnistes, incluant l'interprétation bien connue de ḥūr. Ses méthodes et reconstructions individuelles sont controversées et ont fait l'objet de critiques importantes ; elles ne constituent pas des résultats établis de la philologie coranique.

Référence(s) et citation(s)
Christoph Luxenberg (Syro-Aramaic Reading)Contestée

Christoph Luxenberg — The Syro-Aramaic Reading of the Koran

Édition : Verlag Hans Schiler, 2007 (ISBN: 9783899300888)

Soutient l'argument :Propose une méthode de déchiffrement révisionniste réinterprétant certains passages coraniques par le syro-araméen.

François de Blois (Review of Luxenberg)Vérifiée

François de Blois — Review of Die syro-aramäische Lesart des Koran by Christoph Luxenberg

Édition : Journal of Qur'anic Studies, Vol. 5, No. 1, 2003, pp. 92-97

Soutient l'argument :Examine et critique les présupposés méthodologiques et les reconstructions étymologiques de Luxenberg.

Arthur Jeffery (Notice ḥūr)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute le terme ḥūr et les hypothèses étymologiques associées.

Position théologique

L'examen critique publié par des arabisants comme François de Blois montre la rigueur de la recherche académique face aux spéculations révisionnistes. Quant aux anecdotes rapportées par la tradition exégétique sur le vocabulaire difficile — comme l'hésitation du calife ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb sur le mot abb (herbage/pâturage, S. 80:31) ou les discussions sur la kalāla (succession collatérale, S. 4:12) —, elles démontrent la transparence des savants musulmans. L'Imam al-Suyūṭī explique dans al-Itqān que les hésitations portaient sur la détermination botanique ou juridique exacte du terme. Sur le plan dogmatique ashʿarite, al-Ghazālī rappelle la distinction entre le sens éternel et les formes récitées.

Référence(s) et citation(s)
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Analyse historico-critique

Abordons le vocabulaire institutionnel du culte. Des vocables fondamentaux comme zakāt (aumône purificatrice) et ṣalāt (prière rituelle) présentent des correspondances étroites avec le vocabulaire araméen et syriaque (zākūṯā et ṣlōṯā). Siegmund Fraenkel (Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen) et Alphonse Mingana ont étudié ces filiations. Les linguistes s'interrogent : s'agit-il de cognats sémitiques parallèles développés indépendamment, ou d'emprunts sémantiques culturels intégrés au dialecte arabe avant le VIIe siècle ? Dans les deux cas, la présence de ces formes témoigne de l'insertion de la langue arabe dans une koinè religieuse et linguistique tardo-antique commune aux peuples du Proche-Orient.

Référence(s) et citation(s)
Arthur Jeffery (Notice zakāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse zakāt en rapport avec l'araméen zākūṯā.

Arthur Jeffery (Notice ṣalāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse ṣalāt en rapport avec le syriaque ṣlōṯā.

Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Alphonse Mingana (Syriac Influence)Partiellement vérifiée

Alphonse Mingana — The Syriac Influence on the Style of the Koran

Édition : Bulletin of the John Rylands Library 11 (1), 1927

Soutient l'argument :Met en évidence la présence de vocables religieux partagés avec le milieu araméophone et syriaque.

Position théologique

Cette koinè linguistique et religieuse s'harmonise avec la notion théologique de la continuité du message prophétique. Dans le Tafsīr d'Ibn Kathīr, il est rappelé que l'Islam se présente comme la confirmation et la restauration du monothéisme d'Abraham (Ibrāhīm). Que les termes désignant la prière (ṣalāt) et l'aumône (zakāt) partagent des racines communes avec les langues des prophètes antérieurs s'accorde avec le principe du verset 4 de la sourate 14. L'intégration de ces racines dans la morphologie arabe leur a donné une empreinte spirituelle propre, scellée dans le récité coranique.

Référence(s) et citation(s)
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la règle prophétique générale de l'envoi de chaque messager dans la langue de son peuple (bi-lisāni qawmihi).

Analyse historico-critique

L'analyse du verset 103 de la sourate 16 doit être située dans son contexte argumentatif précis. Le texte répond à une accusation des opposants mecquois affirmant qu'un être humain enseignait le Coran au Prophète. Le verset réplique : « La langue de celui auquel ils font allusion est étrangère (ʿajamiyy), tandis que ceci est une langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn) ». Il s'agit d'une réfutation directe portant sur la maîtrise de l'éloquence et la nature de la composition. On ne saurait en déduire isolément que le verset nie l'existence de tout mot d'origine étrangère naturalisé. Par exemple, des termes matériels comme istabraq (brocard de soie) ou abārīq (carafes) sont examinés par les philologues pour leurs filiations historiques.

Référence(s) et citation(s)

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Établit l'opposition argumentative entre la langue non-arabe (ʿajamiyy) de l'informateur prétendu et le récité en langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn).

Arthur Jeffery (Notice istabraq)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse istabraq comme un emprunt au moyen-perse stabrak.

Arthur Jeffery (Notice abārīq)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse abārīq comme un emprunt au moyen-perse ābrēz.

Position théologique

Votre lecture du verset 16:103 rejoint précisément celle des exégètes classiques. L'Imam al-Qurṭubī explique que le verset soulève l'impossibilité qu'un non-Arabe ait pu composer un discours d'une telle perfection stylistique. Al-Suyūṭī classe notamment istabraq et abārīq parmi les termes auxquels des auteurs classiques attribuent une origine non-arabe, tout en rapportant la solution selon laquelle leur intégration à l'usage arabe permet de les considérer comme arabes dans le texte. Dès lors qu'un terme est utilisé dans le langage courant des Arabes (istiʿmāl), il devient synchroniquement un mot de la langue arabe.

Référence(s) et citation(s)
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

Analyse historico-critique

L'historien Robert G. Hoyland (Arabia and the Arabs) a mis en évidence le caractère cosmopolite de l'Arabie préislamique, carrefour d'échanges entre l'Empire byzantin, l'Empire sassanide et le monde éthiopien. Le vocabulaire coranique reflète ces interactions : mishkāt (niche) se rattache au guèze, sijjīl (pierre d'argile) dérive du persan sang-i-gil via l'araméen. La philologie montre que le Coran emploie le lexique vivant d'une société connectée aux réseaux commerciaux de son temps. Rapprocher ces faits de la linguistique historique permet de comprendre comment le texte s'inscrit dans son paysage culturel réel.

Référence(s) et citation(s)
Robert G. Hoyland (Arabia and the Arabs)Partiellement vérifiée

Robert G. Hoyland — Arabia and the Arabs: From the Bronze Age to the Coming of Islam

Édition : Routledge, 2001

Soutient l'argument :Documente le contexte linguistique et commercial multilingue de la péninsule Arabique préislamique.

Arthur Jeffery (Notice mishkāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse mishkāt comme un vocable apparenté à l'éthiopien (guèze meskāt).

Arthur Jeffery (Notice sijjīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse sijjīl comme un emprunt au persan sang-i-gil via l'araméen.

Position théologique

Cette réalité d'une Arabie au cœur des échanges culturels est pleinement intégrée par les savants musulmans. L'Imam Badr al-Dīn al-Zarkashī rapporte dans al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān (Type 18) les avis des exégètes sur ces vocables d'origine non-arabe. Le récité coranique a articulé ces termes naturalisés au sein d'une structure stylistique d'une haute élégance rhétorique, reçue et transmise par la communauté.

Référence(s) et citation(s)
al-Zarkashī, al-BurhānPartiellement vérifiée

Badr al-Dīn al-Zarkashī — al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Maʿrifa

Soutient l'argument :Rapporte le débat entre exégètes sur l'existence de termes d'origine non-arabe et recense les divergences de classification.

al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Analyse historico-critique

L'analyse linguistique distingue la clarté communicative de l'autarcie étymologique. Le verset 2 de la sourate 12 (« Nous l'avons fait descendre sous forme d'un Coran arabe ») affirme la forme linguistique du récité destinataire. Pour les linguistes (tels que Siegmund Fraenkel et Michael Carter dans son étude de 2017), l'intégration de mots d'origine étrangère comme sijjīl montre qu'une langue vivante s'enrichit continuellement par l'emprunt. Reconnaître la trajectoire historique des racines lexicales est une démarche scientifique légitime qui n'implique pas une théorie réductionniste sur l'origine du message.

Référence(s) et citation(s)

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Affirme la révélation sous forme de récité arabe (qurʾānan ʿarabiyyan) pour permettre l'intellection (laʿallakum taʿqilūn).

Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Position théologique

Al-Ṭabarī rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues, sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère. L'Imam al-Shāfiʿī rappelle dans al-Risāla la vaste étendue de la langue arabe. Les poètes préislamiques utilisaient déjà des termes d'origine extérieure pour décrire des réalités matérielles ou spirituelles. Le Coran a parlé le langage de son peuple, un langage vivant, riche et assimilateur. Le fait que des racines proviennent historiquement d'autres dialectes sémitiques ou méditerranéens ne retire rien à la quality strictement arabe de la composition coranique.

Référence(s) et citation(s)
al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Analyse historico-critique

Excellente remarque. Prenons le terme qisṭās (balance juste, S. 17:35 et 26:182). Les lexicographes et philologues (comme Alphonse Mingana et Arthur Jeffery) rattachent ce vocable au grec dikaiosynē / kestes via le syriaque qestona. Le texte coranique emploie parfois mīzān (racine arabe w-z-n) et parfois qisṭās. Pour les chercheurs, ce choix de vocables montre la coexistence de termes autochtones et de termes empruntés ou naturalisés dans le registre solennel du texte, enrichissant la palette stylistique du récité.

Référence(s) et citation(s)
Arthur Jeffery (Notice qisṭās)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse qisṭās en rapport avec le grec dikaiosynē / kestes via le syriaque qestona.

Alphonse Mingana (Syriac Influence)Partiellement vérifiée

Alphonse Mingana — The Syriac Influence on the Style of the Koran

Édition : Bulletin of the John Rylands Library 11 (1), 1927

Soutient l'argument :Met en évidence la présence de vocables religieux partagés avec le milieu araméophone et syriaque.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Position théologique

L'Imam al-Suyūṭī commente l'usage de qisṭās dans al-Itqān en soulignant la recherche d'une sonorité et d'une nuance sémantique spécifiques. La préférence accordée à qisṭās dans certains versets illustre l'éloquence coranique, où chaque terme est choisi pour son équilibre phonétique et sa portée conceptuelle. L'intégration de tels mots naturalisés démontre la souplesse expressive du récité en langue arabe claire.

Référence(s) et citation(s)
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Analyse historico-critique

Analysons également le terme ḥanīf (S. 3:67), qualifiant Abraham de monothéiste primordial. Gabriel Said Reynolds et d'autres philologues remarquent la relation complexe entre l'arabe ḥanīf et le syriaque ḥanpā (qui signifie « païen » ou « gentil » dans la littérature ecclésiastique chrétienne). Le Coran opère un réinvestissement sémantique complet, désignant par ḥanīf l'attitude de pureté monothéiste en rupture avec l'idolâtrie. L'étude philologique de tels termes montre la dynamique des échanges interreligieux dans l'Antiquité tardive.

Référence(s) et citation(s)
Gabriel Said Reynolds (Biblical Subtext)Partiellement vérifiée

Gabriel Said Reynolds — The Qur'ān and Its Biblical Subtext

Édition : Routledge, 2010

Soutient l'argument :Analyse le vocabulaire et les tournures coraniques au prisme du contexte culturel tardo-antique et des traditions monothéistes environnantes.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Position théologique

L'Imam Ibn Kathīr explique dans son Tafsīr que le ḥanīf est celui qui se détourne de l'égarement pour s'orienter exclusivement vers la vérité divine. Si le terme avait dans d'autres communautés une acception différente, la Révélation en a clarifié le sens authentique pour désigner la foi pure d'Abraham. Par ailleurs, le verset 13 de la sourate 49 énonce la création de l'humanité en peuples et en tribus (shuʿūb et qabāʾil) pour l'interconnaissance, plaçant la pieuse crainte (taqwā) comme seul critère de noblesse spirituelle.

Référence(s) et citation(s)
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la création de l'humanité en peuples et en tribus pour l'interconnaissance, plaçant la pieuse crainte (taqwā) comme seul critère de noblesse.

Analyse historico-critique

Considérons enfin le mot qalam (plume / instrument d'écriture, S. 68:1 et 96:4). Il dérive du grec kalamos via le syriaque qalmā. De même, injīl remonte au grec euangelion. La philologie établit que le vocabulaire intellectuel, matériel et religieux du VIIe siècle en Arabie était façonné par des siècles de contacts culturels. La reconnaissance de ces trajectoires étymologiques constitue un constat scientifique qui permet d'apprécier l'ancrage historique de la langue de la Révélation.

Référence(s) et citation(s)
Arthur Jeffery (Notice qalam)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse qalam comme un emprunt au grec kalamos via le syriaque qalmā.

Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Position théologique

L'Imam Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī résume la position des savants musulmans dans al-Itqān en énonçant la règle d'assimilation : « Tout mot étranger adopté par les Arabes, adapté à leurs schèmes et décliné dans leur poésie est devenu un mot arabe ». Pour être compris (li-taʿqilūn), le Coran a employé le lexique vivant de son auditoire. L'usage de termes comme qalam ou injīl s'inscrit pleinement dans la clarté communicative de la langue arabe, au service de l'orientation spirituelle du message.

Référence(s) et citation(s)
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Synthèse critique

Analyse textuelle : Le texte coranique emploie l'expression lisān ʿarabiyy mubīn en 16:103 et 26:195, tandis que 12:2 parle d'un qurʾānan ʿarabiyyan afin que les destinataires comprennent. L'analyse littérale et contextuelle montre que cette formulation affirme la clarté communicative, l'intelligibilité et l'éloquence du message adressé à son auditoire premier. Elle s'inscrit dans un contexte polémique (notamment en 16:103) visant à réfuter l'accusation d'un informateur non-arabe (ʿajamiyy) qui aurait dicté la composition du récité. Analyse linguistique et philologique : La linguistique historique et la philologie comparée des langues sémitiques établissent de manière rigoureuse que le lexique coranique contient des vocables aux trajectoires étymologiques diverses (emprunts au persan, au syriaque, à l'éthiopien, au grec ou au latin, tels que firdaws, injīl, ṣirāṭ, mishkāt, istabraq, sijjīl). Cependant, la philologie moderne distingue soigneusement entre les cognats sémitiques hérités d'un socle commun, les emprunts lexicaux directs et le processus d'arabisation pré-coranique (taʿrīb). L'intégration diachronique d'un mot n'empêche pas son appartenance synchronique à la langue arabe. Concernant les thèses révisionnistes de Christoph Luxenberg (notamment sur ḥūr), l'examen critique publié par François de Blois (Journal of Qur'anic Studies, 2003) en a souligné les limites méthodologiques. Analyse historique : Les travaux historiques consultés situent le récité dans l'environnement multilingue de l'Antiquité tardive, au carrefour des mondes byzantin, sassanide et éthiopien. Son vocabulaire religieux et matériel reflète ces circulations culturelles, sans que la présence de mots voyageurs constitue à elle seule la preuve d'une dépendance textuelle directe. Analyse théologique : La tradition exégétique classique présente une pluralité de positions : l'Imam al-Shāfiʿī a soutenu la vaste suffisance de l'arabe, al-Ṭabarī a rapporté la présence de termes partagés entre langues, tandis qu'al-Suyūṭī et al-Zarkashī ont rassemblé les travaux sur le taʿrīb. Sur le plan théologique, l'école ashʿarite (représentée par al-Ghazālī) distingue la Parole divine éternelle (kalām nafsī) de son expression temporelle en langue humaine (ʿibāra), la position muʿtazilite (al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār) considère le texte récité comme créé, et la tradition hanbalite (Ibn Taymiyya) affirme que la Parole est proférée selon la volonté divine, ainsi que l'analyse de Harry Austryn Wolfson. Analyse méthodologique et philosophique : Sur le plan épistémologique, il convient d'éviter deux réductions symétriques : l'illusion d'une autarcie étymologique absolue qui nierait l'histoire des langues, et l'inférence hyper-réductionniste qui prétendrait déduire l'origine métaphysique d'un texte de la seule présence d'emprunts lexicaux. L'analyse des étymologies comporte des zones de certitude et des incertitudes méthodologiques qui imposent la mesure. Synthèse critique : L'affirmation d'un Coran en « langue arabe claire » se rapporte à l'intelligibilité, à la grammaire et à l'éloquence du discours dans le registre de son auditoire. La présence de termes aux origines historiques diverses atteste de l'insertion du récité dans l'Histoire et les réseaux d'échanges de son temps, sans invalider sa cohérence sémantique ni sa maîtrise rhétorique.

Méthodologie & Références

Sources et méthode

Notice de rigueur académique :

La mention d'une référence textuelle ou bibliographique dans cette section documente les sources précises invoquées au cours du débat par les intervenants. La mise à disposition de ces références vise à garantir la vérifiabilité des propos ; elle ne constitue en aucun cas une confirmation dogmatique ni une validation absolue de la thèse défendue.

Invoquée par : Analyse historico-critique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Établit l'opposition argumentative entre la langue non-arabe (ʿajamiyy) de l'informateur prétendu et le récité en langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Coran 26:195Vérifiée

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Contient l'expression bi-lisānin ʿarabiyyin mubīnin, décrivant le récité comme formulé dans une langue arabe claire.

Invoquée par : Analyse historico-critique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Affirme la révélation sous forme de récité arabe (qurʾānan ʿarabiyyan) pour permettre l'intellection (laʿallakum taʿqilūn).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice firdaws)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse firdaws comme un emprunt iranien (avestique pairi-daēza) entré en arabe via le syriaque ou le grec.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

Invoquée par : Position théologique
al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Invoquée par : Position théologique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la règle prophétique générale de l'envoi de chaque messager dans la langue de son peuple (bi-lisāni qawmihi).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Gabriel Said Reynolds (Biblical Subtext)Partiellement vérifiée

Gabriel Said Reynolds — The Qur'ān and Its Biblical Subtext

Édition : Routledge, 2010

Soutient l'argument :Analyse le vocabulaire et les tournures coraniques au prisme du contexte culturel tardo-antique et des traditions monothéistes environnantes.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice injīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse injīl comme un emprunt au grec euangelion transmis par les milieux chrétiens syriaques ou éthiopiens.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice ṣirāṭ)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse ṣirāṭ comme un emprunt au latin strata via le grec et le syriaque.

Invoquée par : Analyse historico-critique
al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Invoquée par : Analyse historico-critique
al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār, Sharḥ al-Uṣūl al-KhamsaPartiellement vérifiée

al-Qāḍī ʿAbd al-Jabbār — Sharḥ al-Uṣūl al-Khamsa

Édition : Édition Maktabat Wahba

Soutient l'argument :Développe la position muʿtazilite selon laquelle la Parole divine est créée dans le temps sous forme de sons et de lettres articulés.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Harry Austryn Wolfson (Philosophy of the Kalam)Partiellement vérifiée

Harry Austryn Wolfson — The Philosophy of the Kalam

Édition : Harvard University Press, 1976 (ISBN: 9780674665804, 779 p.)

Soutient l'argument :Examine l'histoire des doctrines du Kalām et les controverses relatives à la parole divine créée ou incréée dans la théologie musulmane médiévale.

Invoquée par : Position théologique
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Invoquée par : Position théologique
Ibn Taymiyya, Majmūʿ al-FatāwāPartiellement vérifiée

Taqī al-Dīn Ibn Taymiyya — Majmūʿ al-Fatāwā

Édition : Édition Mujammaʿ al-Malik Fahd

Soutient l'argument :Défend la doctrine hanbalite traditionnelle selon laquelle la Parole de Dieu est prononcée par Sa volonté sans séparation entre le sens et les lettres.

Invoquée par : Position théologique
Stefan Weninger (The Semitic Languages)Partiellement vérifiée

Stefan Weninger (éd.) — The Semitic Languages: An International Handbook

Édition : De Gruyter Mouton, 2011

Soutient l'argument :Présente les méthodes modernes de la linguistique sémitique comparée pour distinguer la cognacité pan-sémitique des emprunts d'inégalités chronologiques.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice mishkāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse mishkāt comme un vocable apparenté à l'éthiopien (guèze meskāt).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice sijjīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse sijjīl comme un emprunt au persan sang-i-gil via l'araméen.

Invoquée par : Analyse historico-critique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice sūra)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute les hypothèses rattachant sūra au syriaque sūrṯā ou à l'arabe sūr.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice furqān)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute le rapport entre furqān, l'arabe f-r-q et l'araméen purqānā.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Position théologique
al-Zarkashī, al-BurhānPartiellement vérifiée

Badr al-Dīn al-Zarkashī — al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Maʿrifa

Soutient l'argument :Rapporte le débat entre exégètes sur l'existence de termes d'origine non-arabe et recense les divergences de classification.

Invoquée par : Position théologique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Atteste que le message figurait déjà dans les écrits des anciens (zubur al-awwalīn).

Invoquée par : Position théologique
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Christoph Luxenberg (Syro-Aramaic Reading)Contestée

Christoph Luxenberg — The Syro-Aramaic Reading of the Koran

Édition : Verlag Hans Schiler, 2007 (ISBN: 9783899300888)

Soutient l'argument :Propose une méthode de déchiffrement révisionniste réinterprétant certains passages coraniques par le syro-araméen.

Invoquée par : Analyse historico-critique
François de Blois (Review of Luxenberg)Vérifiée

François de Blois — Review of Die syro-aramäische Lesart des Koran by Christoph Luxenberg

Édition : Journal of Qur'anic Studies, Vol. 5, No. 1, 2003, pp. 92-97

Soutient l'argument :Examine et critique les présupposés méthodologiques et les reconstructions étymologiques de Luxenberg.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice ḥūr)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Discute le terme ḥūr et les hypothèses étymologiques associées.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Invoquée par : Position théologique
al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice zakāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse zakāt en rapport avec l'araméen zākūṯā.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice ṣalāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse ṣalāt en rapport avec le syriaque ṣlōṯā.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Alphonse Mingana (Syriac Influence)Partiellement vérifiée

Alphonse Mingana — The Syriac Influence on the Style of the Koran

Édition : Bulletin of the John Rylands Library 11 (1), 1927

Soutient l'argument :Met en évidence la présence de vocables religieux partagés avec le milieu araméophone et syriaque.

Invoquée par : Position théologique
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Invoquée par : Position théologique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la règle prophétique générale de l'envoi de chaque messager dans la langue de son peuple (bi-lisāni qawmihi).

Invoquée par : Analyse historico-critique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Établit l'opposition argumentative entre la langue non-arabe (ʿajamiyy) de l'informateur prétendu et le récité en langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice istabraq)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse istabraq comme un emprunt au moyen-perse stabrak.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice abārīq)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse abārīq comme un emprunt au moyen-perse ābrēz.

Invoquée par : Position théologique
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Robert G. Hoyland (Arabia and the Arabs)Partiellement vérifiée

Robert G. Hoyland — Arabia and the Arabs: From the Bronze Age to the Coming of Islam

Édition : Routledge, 2001

Soutient l'argument :Documente le contexte linguistique et commercial multilingue de la péninsule Arabique préislamique.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice mishkāt)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse mishkāt comme un vocable apparenté à l'éthiopien (guèze meskāt).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice sijjīl)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse sijjīl comme un emprunt au persan sang-i-gil via l'araméen.

Invoquée par : Position théologique
al-Zarkashī, al-BurhānPartiellement vérifiée

Badr al-Dīn al-Zarkashī — al-Burhān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Maʿrifa

Soutient l'argument :Rapporte le débat entre exégètes sur l'existence de termes d'origine non-arabe et recense les divergences de classification.

Invoquée par : Position théologique
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Invoquée par : Analyse historico-critique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Affirme la révélation sous forme de récité arabe (qurʾānan ʿarabiyyan) pour permettre l'intellection (laʿallakum taʿqilūn).

Invoquée par : Analyse historico-critique
Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Position théologique
al-Ṭabarī, TafsīrPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Jarīr al-Ṭabarī — Jāmiʿ al-bayān ʿan taʾwīl āy al-Qurʾān

Édition : Édition Muʾassasat al-Risāla

Soutient l'argument :Rapporte que certains vocables peuvent se retrouver dans plusieurs langues sans que leur présence dans le Coran n'établisse à elle seule un emprunt à une langue étrangère.

Invoquée par : Position théologique
al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice qisṭās)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse qisṭās en rapport avec le grec dikaiosynē / kestes via le syriaque qestona.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Alphonse Mingana (Syriac Influence)Partiellement vérifiée

Alphonse Mingana — The Syriac Influence on the Style of the Koran

Édition : Bulletin of the John Rylands Library 11 (1), 1927

Soutient l'argument :Met en évidence la présence de vocables religieux partagés avec le milieu araméophone et syriaque.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Qurṭubī, TafsīrPartiellement vérifiée

Abū ʿAbd Allāh al-Qurṭubī — al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Rapporte la réfutation de l'accusation d'un informateur étranger en soulignant que l'éloquence et la composition du récité dépassent les capacités d'un non-arabe.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Gabriel Said Reynolds (Biblical Subtext)Partiellement vérifiée

Gabriel Said Reynolds — The Qur'ān and Its Biblical Subtext

Édition : Routledge, 2010

Soutient l'argument :Analyse le vocabulaire et les tournures coraniques au prisme du contexte culturel tardo-antique et des traditions monothéistes environnantes.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Position théologique
Ibn Kathīr, TafsīrPartiellement vérifiée

Ismāʿīl ibn ʿUmar Ibn Kathīr — Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm

Édition : Édition Dār Ṭayba

Soutient l'argument :Souligne la clarté et l'intelligibilité de la langue arabe pour la réception de la Révélation.

Invoquée par : Position théologique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Énonce la création de l'humanité en peuples et en tribus pour l'interconnaissance, plaçant la pieuse crainte (taqwā) comme seul critère de noblesse.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Arthur Jeffery (Notice qalam)Vérifiée

Arthur Jeffery — The Foreign Vocabulary of the Qur'an

Édition : Oriental Institute Baroda, 1938 (Brill 2007)

Soutient l'argument :Analyse qalam comme un emprunt au grec kalamos via le syriaque qalmā.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Analyse historico-critique
Siegmund Fraenkel (Aramäische Fremdwörter)Partiellement vérifiée

Siegmund Fraenkel — Die aramäischen Fremdwörter im Arabischen

Édition : E.J. Brill, 1886

Soutient l'argument :Travail fondateur sur la lexicographie sémitique identifiant les correspondances entre araméen et arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Position théologique
al-Shāfiʿī, al-RisālaPartiellement vérifiée

Muḥammad ibn Idrīs al-Shāfiʿī — al-Risāla

Édition : Édition Aḥmad Shākir

Soutient l'argument :Soutient que la langue arabe est la plus vaste et qu'aucun terme du Coran n'est fondamentalement étranger à l'arabe, bien que certains termes soient méconnus d'un individu.

Invoquée par : Synthèse critique

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Établit l'opposition argumentative entre la langue non-arabe (ʿajamiyy) de l'informateur prétendu et le récité en langue arabe claire (lisān ʿarabiyy mubīn).

Invoquée par : Synthèse critique
Coran 26:195Vérifiée

Texte coranique — Le Coran

Édition : Édition standard de la Hafs / Muṣḥaf al-Madīna

Soutient l'argument :Contient l'expression bi-lisānin ʿarabiyyin mubīnin, décrivant le récité comme formulé dans une langue arabe claire.

Invoquée par : Synthèse critique
Michael Carter (Foreign Vocabulary)Partiellement vérifiée

Michael Carter — The Wiley Blackwell Companion to the Qurʾān

Édition : Édité par Andrew Rippin et Jawid Mojaddedi, 2e édition, Wiley Blackwell, 2017

Soutient l'argument :Examine la diversité des mots classés comme étrangers dans la recherche musulmane et occidentale, et distingue les emprunts anciens, les emprunts préislamiques et les emprunts associés à la période de Muhammad.

Invoquée par : Synthèse critique
al-Suyūṭī, al-ItqānPartiellement vérifiée

Jalāl al-Dīn al-Suyūṭī — al-Itqān fī ʿulūm al-Qurʾān

Édition : Édition Markaz al-Dirāsāt al-Islāmiyya

Soutient l'argument :Classe les termes d'origine étrangère attribués par les auteurs classiques et rapporte la thèse de leur naturalisation dans l'usage arabe.

Invoquée par : Synthèse critique
al-Ghazālī, al-IqtisādPartiellement vérifiée

Abū Ḥāmid al-Ghazālī — al-Iqtisād fī al-Iʿtiqād

Édition : Édition Dār al-Kutub al-ʿIlmiyya

Soutient l'argument :Expose la distinction ashʿarite entre le kalām nafsī (Parole divine éternelle subsistant en l'Essence) et les lafẓ/ʿibāra (expressions temporelles en langue humaine).

Invoquée par : Synthèse critique
François de Blois (Review of Luxenberg)Vérifiée

François de Blois — Review of Die syro-aramäische Lesart des Koran by Christoph Luxenberg

Édition : Journal of Qur'anic Studies, Vol. 5, No. 1, 2003, pp. 92-97

Soutient l'argument :Examine et critique les présupposés méthodologiques et les reconstructions étymologiques de Luxenberg.